Guide copropriété

Ressources & conseils pour les copropriétaires

Le guide complet de la copropriété

Vous êtes copropriétaire, membre du conseil syndical ou simplement en train d’acheter un bien dans un immeuble en copropriété ? Ce guide complet a été conçu pour vous donner toutes les clés nécessaires afin de comprendre le fonctionnement d’une copropriété, vos droits, vos obligations et les bonnes pratiques à adopter au quotidien.

Chez Door-In, nous gérons des centaines de copropriétés à travers la France. Ce guide synthétise notre expertise terrain pour vous aider à prendre les meilleures décisions pour votre immeuble.

Qu'est-ce qu'une copropriété ? Définition et cadre légal

Une copropriété est un immeuble bâti — ou un ensemble d’immeubles — dont la propriété est répartie entre plusieurs personnes, appelées copropriétaires. Chaque copropriétaire détient un ou plusieurs lots composés d’une partie privative et d’une quote-part des parties communes.

Le régime juridique de la copropriété est encadré par la loi du 10 juillet 1965 et son décret d’application du 17 mars 1967, complétés par la loi ELAN de 2018 qui a introduit de nombreuses modernisations (dématérialisation, fonds travaux obligatoire, diagnostic technique global…).

La copropriété est obligatoire dès lors qu’un immeuble appartient à au moins deux propriétaires différents. Chaque lot comprend une partie privative (appartement, parking, cave) ET une fraction des parties communes, exprimée en tantièmes ou millièmes.

Les parties privatives

Ce sont les espaces dont chaque copropriétaire a l’usage exclusif : son appartement, sa cave, son parking, son local commercial. Il peut en disposer librement dans le respect du règlement de copropriété.

Les parties communes

Elles appartiennent à l’ensemble des copropriétaires au prorata de leurs tantièmes : hall d’entrée, couloirs, escaliers, toiture, façade, ascenseur, espaces verts… Leur entretien est financé collectivement via les charges de copropriété.

copropriété

Les types de copropriété : verticale et horizontale

La copropriété verticale

C’est le modèle le plus répandu en France. Il s’agit d’un immeuble collectif à plusieurs étages dans lequel les lots sont superposés. La gestion porte principalement sur les parties communes intérieures (escaliers, ascenseurs, couloirs) et extérieures (façade, toiture).

La copropriété horizontale

Plus rare, ce modèle concerne des ensembles de maisons individuelles partageant des équipements communs sur un terrain collectif : voies d’accès, espaces verts, piscine commune, parking… On la retrouve souvent dans les lotissements fermés ou les résidences pavillonnaires.

Les organes de la copropriété : qui fait quoi ?

La vie d’une copropriété repose sur trois acteurs principaux, aux rôles bien distincts. Comprendre qui fait quoi évite la plupart des conflits et garantit une gestion fluide de votre immeuble.

Le syndicat des copropriétaires

C’est la personne morale qui regroupe l’ensemble des copropriétaires de l’immeuble. Il existe dès la création de la copropriété, sans formalité particulière. Le syndicat peut agir en justice en son nom propre, signer des contrats et est responsable de la conservation de l’immeuble.

Il se réunit obligatoirement au moins une fois par an en assemblée générale pour voter les décisions qui engagent la copropriété.

Le conseil syndical

Élu en assemblée générale à la majorité absolue, le conseil syndical est composé de copropriétaires volontaires. Il joue un rôle pivot : il assiste le syndic dans sa gestion, contrôle ses comptes, donne son avis sur les décisions importantes et sert d’interface entre le syndic et les copropriétaires.

Sa présence n’est pas obligatoire dans les très petites copropriétés, mais elle est vivement conseillée dans toutes les autres.

Le syndic de copropriété

C’est le mandataire élu par les copropriétaires pour assurer la gestion administrative, financière et technique de l’immeuble. Son mandat dure 3 ans renouvelables. Il est le représentant légal du syndicat des copropriétaires.

syndic de copropriété

Le syndic de copropriété : rôle, missions et 3 modèles

Le syndic de copropriété est souvent mal connu des copropriétaires, alors qu’il joue un rôle central dans la vie de votre immeuble. Voici ce que vous devez savoir pour bien choisir le vôtre ou en changer si nécessaire.

Les missions du syndic

• Administrer l’immeuble au quotidien et exécuter les décisions d’assemblée générale
• Ouvrir et gérer le compte bancaire séparé du syndicat des copropriétaires
• Tenir la comptabilité de la copropriété et préparer le budget prévisionnel
• Organiser et convoquer l’assemblée générale annuelle
• Souscrire les contrats d’assurance et de maintenance
• Recouvrer les charges auprès des copropriétaires
• Assurer la conservation de l’immeuble et superviser les travaux
• Tenir à jour l’immatriculation de la copropriété sur le registre national

Les 3 modèles de syndic

Le syndic professionnel

C’est le modèle le plus courant. Une agence immobilière ou une société spécialisée assure la gestion contre rémunération. Elle doit obligatoirement détenir une carte professionnelle immobilière (carte G), une garantie financière et une assurance RCP. C’est le modèle que propose Door-In, avec en plus une approche digitale et un gestionnaire dédié par copropriété.

Lire notre guide : Tout savoir sur le syndic professionnel

Le syndic bénévole

Un copropriétaire élu se charge lui-même de la gestion. Ses obligations légales sont identiques à celles d’un syndic professionnel, mais sans rémunération (sauf décision d’AG contraire). Ce modèle fonctionne bien dans les petites copropriétés de moins de 10 lots avec un copropriétaire disponible et compétent.

Lire notre guide : Le syndic bénévole : avantages, limites et responsabilités

Le syndic coopératif

Le président du conseil syndical endosse le rôle de syndic, assisté des autres membres du conseil. Les tâches se répartissent entre copropriétaires selon leurs disponibilités et compétences. C’est un modèle participatif qui permet de réduire les coûts tout en maintenant un niveau de gestion sérieux.

Lire notre guide : Le syndic coopératif : comment ça fonctionne ?

Vous souhaitez changer de syndic ?

Door-In vous accompagne dans chaque étape du changement de syndic : analyse de votre contrat actuel, aide à la convocation d’une AG extraordinaire, prise en charge complète de la transition. Demandez votre devis gratuit.

Le règlement de copropriété : le document fondateur

Le règlement de copropriété (RCP) est le document constitutif de votre copropriété. Rédigé lors de la création de l’immeuble, il définit les règles de vie collective, la répartition des lots, la destination de l’immeuble et les modalités de calcul des charges.

Ce que contient le règlement de copropriété

  • La description précise de chaque lot (partie privative + quote-part des parties communes)

  • La destination de l’immeuble : usage d’habitation, professionnel ou mixte

  • Les règles d’usage des parties communes : vélos, animaux, travaux, bruit…

  • La répartition des charges entre copropriétaires (en tantièmes ou millièmes)

  • Les conditions de tenue des assemblées générales

  • Les modalités de modification du règlement

Le règlement de copropriété s’impose à tous : propriétaires occupants, propriétaires bailleurs ET locataires. Il peut être modifié par vote en assemblée générale, généralement à la majorité de l’article 26 (double majorité).

Les charges de copropriété : tout comprendre

Les charges de copropriété regroupent l’ensemble des dépenses engagées pour assurer le bon fonctionnement, l’entretien et la conservation de l’immeuble. Elles sont votées en assemblée générale et réparties entre copropriétaires au prorata de leurs tantièmes.

Les charges courantes (budget prévisionnel)

Ce sont les dépenses régulières et prévisibles, intégrées au budget voté chaque année en AG :

  • Honoraires du syndic de copropriété

  • Contrats d’assurance multirisque immeuble

  • Rémunération du personnel (gardien, agent d’entretien)

  • Entretien des parties communes (nettoyage, espaces verts, ascenseur…)

  • Factures d’énergie (électricité des communs, chauffage collectif, eau)

  • Petites réparations et maintenance courante

Les charges exceptionnelles (hors budget)

Ce sont les dépenses imprévues ou les grands travaux votés ponctuellement en AG :

  • Ravalement de façade

  • Réfection de toiture

  • Remplacement de l’ascenseur

  • Études techniques (diagnostic, audit énergétique…)

  • Surélévation ou transformation de l’immeuble

Lire notre guide complet : Charges de copropriété

Le fonds de travaux (obligatoire depuis la loi ALUR)

Depuis 2017, toute copropriété de plus de 10 lots doit constituer un fonds de travaux, alimenté chaque année par une cotisation d’au moins 5% du budget prévisionnel. Ce fonds permet de financer les travaux imprévus sans recourir à des appels de fonds exceptionnels.

L'assemblée générale de copropriété : déroulé et majorités

L’assemblée générale (AG) est l’instance souveraine de la copropriété. C’est le seul lieu où les copropriétaires prennent collectivement les décisions qui engagent l’immeuble. Elle se réunit au minimum une fois par an (AG ordinaire) et peut être convoquée en session extraordinaire si nécessaire.

Qui convoque l’AG ?

C’est le syndic qui convoque l’AG, avec un préavis minimum de 21 jours. La convocation doit être accompagnée de l’ordre du jour et de tous les documents nécessaires au vote (devis de travaux, projets de résolution, comptes de l’exercice…).

Les 4 règles de majorité à connaître

  • Majorité simple (art. 24) : plus de la moitié des voix des copropriétaires présents et représentés. S’applique aux décisions courantes de gestion.

  • Majorité absolue (art. 25) : majorité de TOUS les copropriétaires (présents, représentés et absents). Requise pour l’élection du syndic, les travaux importants, les contrats.

  • Double majorité (art. 26) : majorité des membres du syndicat représentant au moins 2/3 des voix. Pour les décisions exceptionnelles (modification du règlement, aliénation des parties communes…).

  • Unanimité : pour les décisions les plus lourdes (suppression d’équipements communs, changement de destination de l’immeuble).

BON A SAVOIR:

Un copropriétaire absent peut donner mandat à un autre copropriétaire ou à toute personne de son choix pour le représenter en AG. La loi ELAN permet également le vote par correspondance.

Lire notre guide complet : L’assemblée générale de copropriété, tout savoir

Lire aussi : Les étapes clés d’une AG de copropriété

reunion AG
travaux en copropriété

Les travaux en copropriété : privatifs vs communs

Les charges de copropriété regroupent l’ensemble des dépenses engagées pour assurer le bon fonctionnement, l’entretien et la conservation de l’immeuble. Elles sont votées en assemblée générale et réparties entre copropriétaires au prorata de leurs tantièmes.

Les travaux privatifs

Chaque copropriétaire peut réaliser librement des travaux dans ses parties privatives, sans vote en AG, à condition de respecter trois règles fondamentales :

  • Ne pas affecter les parties communes ou la structure de l’immeuble

  • Respecter la destination de l’immeuble (pas d’activité commerciale dans un immeuble d’habitation pure sans accord)

  • Respecter les horaires autorisés par le règlement de copropriété (généralement pas de travaux bruyants après 20h en semaine et le week-end)

Attention : percer un mur porteur, modifier la façade (installation d’une climatisation visible de l’extérieur, pose de volets…) ou toucher aux canalisations communes nécessite une autorisation préalable en AG.

Les travaux sur les parties communes

Ils sont obligatoirement soumis au vote en assemblée générale. La majorité requise dépend de la nature des travaux :

  • Travaux d’entretien et de maintenance → majorité simple (art. 24)

  • Travaux d’amélioration importants → majorité absolue (art. 25)

  • Travaux de transformation ou d’addition → double majorité (art. 26)

En cas d’urgence (fuite importante, ascenseur en panne, danger pour la sécurité), le syndic peut engager des travaux conservatoires sans vote préalable, puis en informer les copropriétaires.

Les documents essentiels de la copropriété

Une copropriété bien gérée repose sur un socle documentaire rigoureux. Voici les 5 documents que tout copropriétaire devrait connaître.

La fiche synthétique de copropriété

Document obligatoire depuis 2017, elle résume en une page toutes les informations clés de l’immeuble : nombre de lots, budget, état de la copropriété, principaux travaux réalisés. Le syndic doit la mettre à jour chaque année et la remettre à tout copropriétaire qui en fait la demande.

Lire notre guide : La fiche synthétique de copropriété

Le carnet d’entretien

Il recense l’historique de tous les travaux réalisés dans la copropriété, les contrats en cours, les assurances et les références des entreprises intervenantes. Obligatoire, il doit être tenu à jour par le syndic et peut être consulté par tout copropriétaire ou futur acquéreur.

Lire notre guide : Le carnet d’entretien en copropriété

Le règlement de copropriété

Voir section ci-dessus — Le règlement de copropriété

Le plan pluriannuel de travaux (PPT)

Rendu obligatoire par la loi Climat et Résilience pour les copropriétés de plus de 15 ans, il liste les travaux à réaliser sur 10 ans pour maintenir l’immeuble en bon état. Il est établi par un professionnel qualifié et soumis au vote en AG.

Lire notre guide : Le plan pluriannuel de travaux en copropriété

L’immatriculation au registre national

Toute copropriété doit être immatriculée sur le registre national des copropriétés (registre.immobilier.gouv.fr). Cette immatriculation est à la charge du syndic et conditionne certaines aides publiques aux travaux.

Lire notre guide : L’immatriculation d’une copropriété

documents de la copropriété
sinistre immo

Sinistres et transactions immobilières en copropriété

La gestion des sinistres en copropriété

Un dégât des eaux, un incendie, une infiltration de toiture… Les sinistres en copropriété soulèvent des questions complexes : qui est responsable ? Quelle assurance intervient ? Que faire en urgence ?

  • Si le sinistre provient des parties communes → c’est l’assurance de la copropriété qui intervient

  • Si le sinistre provient d’un appartement et affecte un voisin → c’est l’assurance du copropriétaire fautif

  • En cas de sinistre touchant plusieurs parties → convention IRSI entre assureurs

Lire notre guide complet : Gestion des sinistres en copropriété, procédures et responsabilités

La vente d’un lot en copropriété

La vente d’un appartement en copropriété implique un certain nombre d’obligations documentaires à la charge du vendeur et du syndic. Le syndic doit notamment fournir : l’état daté (situation financière du lot), le carnet d’entretien, la fiche synthétique, le règlement de copropriété et les procès-verbaux des 3 dernières AG.

Lire notre guide : Comment intervient le syndic dans une vente immobilière en copropriété ?

FAQ - Les questions les plus posées sur la copropriété

Qu'est-ce qu'un tantième en copropriété ?

Un tantième est une fraction des parties communes attribuée à chaque lot lors de la création de la copropriété. Il sert de base de calcul pour la répartition des charges : plus votre lot est grand ou bien situé, plus vos tantièmes sont élevés. Concrètement, si vous détenez 100 tantièmes sur 1 000, vous payez 10 % des charges communes.

Quelle est la différence entre syndic et syndicat des copropriétaires ?

Le syndicat des copropriétaires est la personne morale qui regroupe l'ensemble des propriétaires d'un immeuble. Il existe automatiquement dès la création de la copropriété et est propriétaire des parties communes. Le syndic, lui, est le mandataire élu par le syndicat pour gérer l'immeuble au quotidien, un peu comme un directeur général nommé par un conseil d'administration.

eut-on refuser de payer les charges de copropriété ?

Non. Les charges sont une obligation légale pour tout copropriétaire, dès lors qu'elles ont été régulièrement votées en assemblée générale. En cas d'impayé, le syndic peut engager une procédure de recouvrement pouvant aller jusqu'à la saisie immobilière. Si vous contestez le montant ou la répartition d'une charge, la voie est judiciaire mais le paiement ne peut pas être suspendu en attendant.

Comment se passe le changement de syndic ?

Le changement de syndic se vote en assemblée générale à la majorité absolue (article 25 de la loi du 10 juillet 1965). Les étapes sont les suivantes : obtenir plusieurs devis de syndics candidats, inscrire la question à l'ordre du jour de la prochaine AG (ou convoquer une AG extraordinaire), voter le changement, puis laisser le nouveau syndic prendre en charge la transition documentaire et financière. Door-In accompagne gratuitement les copropriétés dans chacune de ces étapes.

Comment se passe le changement de syndic ?

Le changement de syndic se vote en assemblée générale à la majorité absolue (article 25 de la loi du 10 juillet 1965). Les étapes sont les suivantes : obtenir plusieurs devis de syndics candidats, inscrire la question à l'ordre du jour de la prochaine AG (ou convoquer une AG extraordinaire), voter le changement, puis laisser le nouveau syndic prendre en charge la transition documentaire et financière. Door-In accompagne gratuitement les copropriétés dans chacune de ces étapes.

Qu'est-ce qu'une ASL ou une AFUL ?

Une ASL (Association Syndicale Libre) ou une AFUL (Association Foncière Urbaine Libre) est une structure de gestion adaptée aux ensembles immobiliers complexes : lotissements fermés, résidences mixtes, ensembles avec équipements partagés entre plusieurs copropriétés. Elles fonctionnent selon des règles proches de la copropriété mais offrent une plus grande liberté statutaire, notamment sur la gouvernance et la répartition des charges entre membres.

Peut-on louer son appartement sur Airbnb en copropriété ?

Oui, sauf si le règlement de copropriété contient une clause d'habitation bourgeoise exclusive interdisant tout usage autre que résidentiel pur. Sans cette clause, la location meublée touristique est légalement possible. Des obligations s'appliquent néanmoins : déclaration en mairie, numéro d'enregistrement à afficher sur la plateforme, et respect du plafond de 120 nuits par an pour une résidence principale.

Combien coûte un syndic professionnel ?

Les honoraires d'un syndic professionnel comprennent un forfait annuel de gestion courante (en moyenne entre 120 € et 180 € par lot et par an) et des honoraires complémentaires pour les prestations exceptionnelles (travaux importants, procédures judiciaires, états datés lors de ventes…). Ces honoraires sont strictement encadrés depuis le décret du 26 mars 2015 : toute prestation facturée doit figurer explicitement dans le contrat de syndic approuvé en AG.

Qu'est-ce que le fonds de travaux et est-il obligatoire ?

Le fonds de travaux est une réserve financière constituée chaque année par les copropriétaires pour anticiper les travaux futurs. Il est obligatoire depuis 2017 pour toutes les copropriétés de plus de 10 lots. La cotisation annuelle minimum est fixée à 5 % du budget prévisionnel. Ce fonds appartient au syndicat des copropriétaires et ne peut pas être remboursé en cas de vente d'un lot.

Que faire en cas de dégât des eaux dans une copropriété ?

La responsabilité dépend de l'origine du sinistre. Si la fuite provient des parties communes (toiture, canalisations communes), c'est l'assurance multirisque immeuble de la copropriété qui intervient. Si elle provient d'un appartement et affecte un voisin, c'est l'assurance habitation du copropriétaire fautif. Quand plusieurs parties sont impliquées, la convention IRSI s'applique pour répartir les responsabilités entre assureurs. Dans tous les cas, déclarez le sinistre dans les 5 jours ouvrés.

Le conseil syndical est-il obligatoire ?

Non, le conseil syndical n'est pas légalement obligatoire. Mais si des copropriétaires se portent candidats, sa création doit être soumise au vote en AG. Dans les copropriétés de taille moyenne ou grande, son absence est fortement déconseillée : sans contrôle des comptes ni interface entre syndic et copropriétaires, les dérives de gestion sont beaucoup plus fréquentes.

Qu'est-ce que le plan pluriannuel de travaux (PPT) ?

Le plan pluriannuel de travaux est un document obligatoire depuis la loi Climat et Résilience de 2021 pour toutes les copropriétés de plus de 15 ans comprenant plus de 200 lots (seuil progressivement abaissé jusqu'en 2025). Il liste les travaux à réaliser sur 10 ans pour maintenir l'immeuble en bon état et améliorer sa performance énergétique. Il est établi par un professionnel qualifié, soumis au vote en AG et doit être actualisé tous les 10 ans.

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